Le musée de la Boxe ouvre ses portes, samedi 29 mars, dans la cité bragarde. L’aboutissement d’un rêve pour Laurent Gerdelat, 53 ans, collectionneur vedette du Noble Art en France et créateur de ce lieu unique qui s’inscrit dans une tradition pugilistique locale déjà centenaire.
C’est un trésor qu’il a patiemment constitué. Minutieusement, pièce par pièce, pendant quarante ans. Des photos, des affiches, des ceintures, des tickets d’entrée, des shorts, des trophées, des statuettes, des CD, des livres, des timbres, des peignoirs, des gants… Aujourd’hui, cette collection, entièrement dédiée à la boxe anglaise, rassemble plus de 4500 pièces réparties en 80 thèmes différents. C’est la plus importante de France et probablement l’une des plus fascinantes au monde. « Et elle grandit quasiment chaque jour un peu plus avec les nouveaux objets que je chine, les dons des champions, les trouvailles ici ou là… », ajoute Laurent Gerdelat, figure bien connue du monde de la boxe pour les superbes albums de champions qu’il fabrique. Son trésor, il va désormais le partager avec le public dans ce premier musée associatif de la boxe en France. Premier coup de gong à 14h, samedi 29 mars, au 103, bis rue François Ier à Saint-Dizier (Haute-Marne).
” C’est l’aboutissement d’une vie, un rêve de gosse qui se réalise enfin…”
” C’est l’aboutissement d’une vie, un rêve de gosse qui se réalise enfin…”, confie le collectionneur bragard avec une émotion perceptible dans la voix. Cette victoire, Laurent l’a remportée seul. Avec comme unique soutien, son épouse Frédérique, toujours à ses côtés depuis toujours. Zéro subvention publique, zéro don privé pour financer son projet. « J’ai mis toutes mes économies dans cette aventure et ça fait déjà cinq mois que je loue ces locaux à mes frais et fais face, seul, à toutes les charges… », avoue Laurent, qui demeure néanmoins optimiste après la récente visite du maire, Quentin Brière, qui a été ébloui par sa collection.
Berceau de la boxe tricolore
Après quatre décennies passées à débusquer des pièces rares un peu partout en France mais aussi à l’étranger et sur les plateformes numériques, le chineur du Noble Art jette l’ancre dans sa propre ville. Saint-Dizier, nouvelle destination phare de la boxe tricolore ? Et pourquoi pas ! D’ailleurs, si ce musée trouve naturellement sa place dans la cité bragarde, c’est que celle-ci est l’un des berceaux historiques de la boxe en France. Depuis le milieu des années 1920, la ville a vu naître et s’épanouir certaines de ses plus grandes figures.
« J’ai plusieurs pièces dans ma collection qui évoquent leurs carrières respectives. Ces champions appartiennent à l’histoire de la ville, de la région.. », annonce fièrement Laurent Gerdelat. Marcel Thil, d’abord, un enfant du pays, né en 1904, qui a marqué les années 1930 en régnant sur la catégorie des poids moyens. Champion du monde de 1932 à 1937, il défend victorieusement son titre à dix reprises avant de s’incliner face à l’Américain Fred Apostoli à New York. Autre gloire locale, Roger Michelot, né en 1912, entré dans la légende après avoir décroché l’or olympique aux Jeux de Berlin en 1936 dans la catégorie mi-lourds, face à l’Allemand Richard Vogt. Un formidable uppercut balancé au mythe de la supériorité aryenne sous les yeux d’un Hitler offusqué. Son histoire inspirera même Gérard Oury pour son film “L’As des as” (1982), tandis que Marcel Carné lui confiera un rôle d’entraîneur dans “L’Air de Paris” en 1954.
Mosaïque de champions
C’est donc dans ce terreau fertile que s’enracine le musée de la boxe. L’initiative de Laurent, qui fut lui-même prévôt fédéral à Saint-Dizier, perpétue cette tradition quasi centenaire du Noble Art en terre bragarde. « On l’oublie souvent mais on est sur une terre de boxe avec de grands noms, des célébrités du ring, et aussi des champions moins connus qui ont contribué, eux aussi, à forger notre réputation sur les rings de France et de Navarre…», rappelle le président du musée de la boxe.
« On l’oublie souvent mais on est sur une terre de boxe avec de grands noms, des célébrités du ring, et aussi des champions moins connus qui ont contribué, eux aussi, à forger notre réputation sur les rings de France et de Navarre…»
C’est d’ailleurs dans l’après-guerre, dès 1946, que le boxing-club Bragard connaît ses premiers succès. Le marché couvert devient alors le temple de la boxe locale, attirant chaque mois près d’un millier de spectateurs. Les Roland Fontaine, Jean Dantas, Lucien Maillet, les frères Marmier et Michel François notamment font vibrer les foules. En 1964, la fusion avec le Cercle Pugilistique Bragard donne naissance au Ring Bragard. Les grandes soirées de boxe sont alors organisées au gymnase Brossolette. Plus tard, c’est un jeune boxeur né à Tunis qui portera haut les couleurs de la ville : le talentueux René Acquaviva, multiple champion de France des poids coqs et brillant international. Après sa centaine de combats dans les rangs amateurs, « Acqua » deviendra l’un des plus emblématiques entraîneurs de l’équipe de France et le manager du prestigieux mais éphémère PSG boxe et sa cohorte de champions : Philippe Desavoye, Djamel Lifa, Julien Lorcy, Hacine Cherifi et Patrice Aouissi, Ludovic Proto, Kalid Rahilou…
Dans les années 1980 à 2000, les Chanet père et fils perpétueront la tradition locale. Jean-Maurice, champion de France des lourds (1988-89) et champion d’Europe (1990), affrontera même le légendaire britannique Lennox Lewis, futur vainqueur de MikeTyson. Son fils, Jackson, remportera quant à lui un titre européen des super-moyens en 2005 face à l’Ukrainien Vitaliy Tsypko.
La modestie des vrais passionnés
Mais cette fois, c’est la boxe mondiale qui s’invite dans les vitrines de cette nouvelle attraction culturelle locale. De Marcel Cerdan à Mike Tyson, de Georges Carpentier à Mohamed Ali, chaque pièce exposée raconte une histoire et porte la trace d’une rencontre, d’un souvenir, d’une anecdote. C’est comme si, en contemplant tel ou tel élément de la collection, on remontait le temps pendant quelques secondes, quelques minutes… Rêverie poétique sur le ring du temps.
Mais commençons donc notre visite… Nous voici plongés dans les coulisses de l’histoire de la boxe. Derrière les objets et les photos, il nous semble entendre les clameurs désordonnées du public, le tintement lointain d’un gong oublié, le sifflement de la corde qui claque au sol et le bruit sourd des gants qui martèlent un sac de sable fantôme. C’est toute la mémoire sonore et colorée du Noble Art qui défile. Ici une ceinture scintillante de Mike Tyson, par là le peignoir en soie d’Archie Moore qui trône telle une relique sacrée, plus loin une statue en bronze de Georges Carpentier… Partout des œuvres inestimables, rares, bouleversantes. Le trésor s’étend ici sur 165 m2 divisés en cinq salles qui abritent au total 25 vitrines. Ces mêmes vitrines soigneusement agencées abritent quelque 200 livres rares, des affiches de légende, des gants mythiques et une impressionnante collection de VHS qui témoignent des plus grands combats. “J’ai commencé tout petit, presque par hasard”, s’émeut Laurent avec la modestie des vrais passionnés. “Aujourd’hui, l’espace déborde littéralement. J’aurais pu remplir 400 m², comme je l’ai déjà fait lors de mon exposition à La Baule !”. Tôt ou tard, il faudra pousser les murs pour que cette collection inestimable, qui s’enrichit régulièrement de nouvelles pièces, puisse grandir à son aise. Mais pour le moment, dans son nouvel écrin, elle déploie fièrement ses merveilles pour le plus grand bonheur des visiteurs.
Un rendez-vous historique
Samedi 29 mars, à 14h, le musée de la Boxe ouvrira ses portes en présence de nombreuses personnalités du Noble Art, de la culture et des médias. Sont notamment annoncées des anciennes gloires du ring, ex-champions du monde, d’Europe et de France confondus : Laurent Boudouani, Fabrice Bénichou, Stéphane Ferrara, Gilbert Delé, Hacine Cherifi, Christian Savoyant, Jackson et Maurice Chanet Pascal Real Martin, Samir Cherrad, Mehdi Bouadla… parmi tant d’autres. C’est Jean-Pierre Cossegal, la « voix » mythique du monde de la boxe et véritable encyclopédie du Noble Art, qui animera l’événement.
“Vous savez, l’important, ce n’est pas de devenir champion, l’important c’est de faire siennes les belles valeurs de la boxe qui permettent de se construire en tant qu’homme et citoyen”.
Entre 17h et 18h, la journée s’achèvera sur un buffet convivial. « C’est un rendez-vous historique pour la boxe tricolore et une chance pour le public car les visiteurs pourront rencontrer les champions, échanger avec eux… A ce propos, j’invite les amateurs à venir avec leurs équipements pour les faire dédicacer. Et je précise aussi qu’une cabine photo a été installée pour immortaliser ces moments uniques », détaille Laurent Gerdelat. C’est la magie de tous les musées : favoriser la rencontre autour des œuvres exposées, le partage des perceptions, des souvenirs, des anecdotes… “Je pense aussi aux enfants… Si un seul d’entre eux se découvre une passion pour la boxe après avoir visité ce musée, et bien j’en serais très heureux. Vous savez, l’important, ce n’est pas de devenir champion, l’important c’est de faire siennes les belles valeurs de la boxe qui permettent de se construire en tant qu’homme et citoyen”.
Cette première initiative individuelle pourrait bien, espérons le, enclencher une réflexion stratégique – au sein de la municipalité et des autres collectivités et institutions locales – sur la pertinence d’une offre plus globale (culturelle, touristique, éducative…) structurée autour de la promotion du Noble Art. Saint-Dizier, future capitale la boxe tricolore ? Voilà en tout cas un beau combat à mener tous ensemble sur le ring de l’attractivité territoriale !
UN TEE-SHIRT SOLIDAIRE POUR SOUTENIR LE MUSEE
L’ouverture du musée de la Boxe à Saint-Dizier est évidemment une bonne nouvelle pour tous les amoureux du Noble Art. Mais derrière cette réussite, il y a un homme, Laurent Gerdelat, qui a investi toutes ses économies pour faire naître ce projet. Sans aucune subvention publique ni mécène privé. Comment y est-il arrivé ? Grâce à sa passion dévorante et sa volonté inébranlable de concrétiser son rêve coûte que coûte.
Premier partenaire privé du musée
Pour lui venir en aide, la boutique en ligne boxingart.shop, référence établie en matière de créations artistiques originales inspirées du Noble Art, a décidé d’agir et devient ainsi le premier partenaire privé à soutenir le musée. Les artistes de la célèbre marque créative ont conçu un tee-shirt personnalisé de haute qualité, (100% coton biologique filé à l’anneau, design unique, label éthique Fair Wear…) qui célèbre l’inauguration du musée de la Boxe.
Pour chaque t-shirt collector « musée de la Boxe » vendu, 5€ seront reversés à l’association qui gère les lieux.
Un appel à tous les amoureux de la boxe
« Nous souhaitons ainsi apporter notre contribution au financement de son développement afin d’assurer sa pérennité. Nous espérons que le public sera nombreux à participer à l’opération », expliquent, d’une même voix, les dirigeants de Boxing Art Shop qui lancent donc un appel à tous amoureux de la boxe. Et il n’est pas exclu que ce tee-shirt, produit en édition limitée, devienne à son tour une œuvre d’art recherchée dans quelques années… Alors, vous aussi, faites un geste pour le musée de la Boxe et soyez parmi les tous premiers contributeurs à participer à cette aventure historique !
Deux modèles au choix
💥 Le modèle couleurs : un design percutant, inspiré des affiches mythiques du Noble Art. Avec ses teintes vibrantes et son lettrage impactant, il incarne la puissance et l’énergie de la boxe. Idéal pour ceux qui aiment les sensations fortes.
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⚫ Le modèle noir & blanc avec blason : un style plus sobre et élégant, mettant en avant un boxeur déterminé sur un fond minimaliste avec de légères touches de couleur. Le blason de Saint-Dizier en arrière-plan ancre ce tee-shirt dans l’histoire pugilistique de la ville. Un hommage raffiné pour les amateurs de classe et de tradition.
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De solides garanties qualité
🎖 Qualité premium certifiée : 100% coton biologique certifié GOTS et filé à l’anneau.
🖨️Haute technologie d'impression : rendu final exceptionnel et durable.
🌍 Production éthique : tee-shirt labellisé Fair Wear, respectueux des travailleurs et de l’environnement.
🥻Coupe moderne et confortable : agréable à porter et valorise votre silhouette.
💰 Et surtout un ACHAT SOLIDAIRE : 5€ reversés au musée pour chaque tee-shirt vendu. Portez l’histoire, soutenez la boxe et faites partie du mouvement !🥊🔥